L’avenir, c’est maintenant

© Plans et croquis d’esquisse réalisés par Atelier Paysage / Dessin et construction
Toutes reproductions mêmes partielles doivent être accompagnées de la mention de l’auteur.

Plus encore qu’une rénovation, une résurrection…

La proposition répond en les corrigeant à tous les griefs qu’avait suscités la « rénovation » qui avait été mise en place en 1895. Il permet à la place du Marché de retrouver l’espace et l’aération qui lui avaient été alors enlevés. Il rétablit le lien sous la forme d’un judicieux lieu de passage entre les deux places et remet celle « des bourgeois » sous l’ombre protectrice et tutélaire du clocher de la collégiale. La vieille halle sous sa forme nouvelle qui évoque, sans pour autant la copier servilement, celle qui avait été démolie à la fin du 19ème siècle renait et retrouve son véritable rôle, celui d’un lieu de rencontre et de convivialité.

Du projet à la réalité (en passant par le rêve)

Une démolition est souvent associée à une révolution. Elle emporte souvent une consonance négative si ce n’est que dans le cas de notre projet de rénovation, c’est à un retour aux sources que nous assistons soit, finalement, au sens premier du mot révolution. C’est en référence à ce sens premier que l’on a écrit que la Renaissance était une révolution. Ce beau projet va maintenant prendre forme et il conviendra d’être attentif à ce qu’il soit respecté notamment là où les ébauches et les croquis de ses concepteurs donnent à rêver : les coins de verdure, les revêtements, la restitution des espaces à l’humain, bref des lieux où il fait bon flâner. Ce sera certainement le signe d’un vrai départ de cette rénovation et de cette revalorisation du centre de Fosses auxquelles avec patience ses habitants aspirent. Un départ qui mettra en route un véritable mouvement centrifuge.

© Plans et croquis d’esquisse réalisés par Atelier Paysage / Dessin et construction
Toutes reproductions mêmes partielles doivent être accompagnées de la mention de l’auteur.

Dans la presse

RTBF du 16/02/22 :

Fosses-la-Ville va détruire son ancien hôtel de ville


Nouvelle Gazette du 16/02/22 :

Voici à quoi ressemblera le centre historique de Fosses-la-Ville d’ici 2026 (vidéo)


L’Avenir du 16/02/22 :

Fosses ose le changement, rase l’hôtel de ville, et avance


L’Avenir du 15/02/22 :

Fosses-la-Ville: une halle à la place de l’hôtel de ville


Boukè Media du 15/02/22 :

Fosses-la-Ville: l’ancien hôtel de Ville va être détruit pour revitaliser le centre


L’Avenir du 28/02/22 :

Patrimoine de Fosses-la-Ville : haro sur l’ASBL Historia

Texte intégral de la lettre ouverte :

LETTRE OUVERTE A COMMUNAUTE HISTORIA
Nous, habitants de Fosses, impliqués dans la vie de notre commune, amoureux et passionnés par notre histoire, nos traditions, notre folklore et notre patrimoine, dénions par la présente le droit à « Communauté Historia » toute ingérence pouvant mettre à mal nos choix citoyens pour l’avenir de notre ville.
Vous, « Communauté Historia », au nom d’une croisade pour la sauvegarde du patrimoine, prétendez vous immiscer dans notre débat. Vous ne savez rien de Fosses ; vous ne partagez pas notre quotidien ; jamais vous n’avez participé nos réunions, à notre longue réflexion concernant la rénovation de notre centre. En un mot : vous n’êtes pas légitime.
Vous, « Communauté Historia », polluez le débat. En déformant les faits, en falsifiant les chiffres, en lançant des rumeurs, en sortant de tout contexte la moindre information… Jouissant de l’écho onirique de votre populisme, vous ne vous battez pas pour notre patrimoine ; vous bataillez pour nous imposer vos idées.
Vous, « Communauté Historia », n’avez jamais jugé digne de vous intéresser à la sauvegarde du Château Winson, de la Ferme des Béguines, à la restauration de la Chapelle Ste Brigide, au devenir de la Maison du Doyen… En vous saisissant de l’actualité, de notre actualité, vous semblez considérer avec mépris ces monuments qui n’aurons pas « l’honneur » de votre intérêt.
C’est à nous, citoyens de Fosses, et à nous seuls, qu’il incombe de définir notre futur cadre de vie. Nous, Fossois, voulons être maître de notre destin.
Nous signons donc pour un débat serein, entre citoyens réellement concernés, sans aucune intervention extérieure.

Patrimoine

Dans le périmètre du projet, les éléments principaux du patrimoine, qui font partie de l’histoire, et qui ont pu traverser les époques, se trouvent sur la Place du Chapitre.

La maison dite « du Doyen » – appelée familièrement « château Arnould », était la résidence des doyens du chapitre. Elle fut érigée en 1622 et s’adosse au rempart de la ville du 12e siècle et à la tour Blanmont. La bâtisse est traditionnelle, élevée en briques et pierres bleues. Le porche a été reconstruit au 18e siècle.                           

Cette demeure privée est classée au patrimoine.

Au centre de la place, la pompe de la 1ère moitié du 18e siècle, est emblématique.

Amorce de muraille et vestige d’une tour semi-circulaire, la Tour Saint-Martin “, sur haut soubassement taluté probablement du 12e siècle, est un bâtiment jadis occupé par les religieuses de Saint-Martin de Tours.

D’autres éléments, principalement du 17è siècle, parfois chaulés, caractérisent également le centre de Fosses et son inscrits à l’inventaire du patrimoine.

Et bien sûr,…

La Collégiale St-Feuillen , bien classé au patrimoine, dont les origines remontent à la fondation d’un monastère irlandais, et dont les bases de l’édifice actuel furent construites vers 910.  La Collégiale comporte 4 parties principales : la tour et la crypte romanes (fin du XIe s.) ; le vaisseau et le chœur (refaits en 1721).

Sur la Place du Marché, le plus ancien monument inscrit sur la liste de l’inventaire est « le vieux Moulin ». C’est un ancien moulin banal alimenté autrefois par la Biesme.

D’autres, plus récents, font également partie de l’inventaire. Le kiosque, ayant dû être en partie démonté par mesure de sécurité, n’est plus classé mais est toujours sur la liste. Œuvre de l’artiste fossois Marcel Nulens, offerte par le Syndicat d’Initiative de Fosses en 1986, la statue en bronze figurant 3 Chinels, trône fièrement sur la Place, dans l’attente de la prochaine Laetare…

Qu’est-ce que l’Inventaire ?

L’Inventaire est l’outil de recensement du patrimoine immobilier culturel de Wallonie.

Initié en Belgique en 1966, sous l’égide du Ministère de la culture et sur l’impulsion du Conseil de l’Europe, l’Inventaire a depuis évolué, en parallèle avec l’élargissement de la notion de patrimoine.

L’actuel Inventaire du patrimoine immobilier culturel met à jour et complète le premier Inventaire du patrimoine, publié entre 1973 et 1997 sous le titre “Le Patrimoine monumental de la Belgique – Wallonie” (dit aussi “Inventaire du patrimoine monumental” – IPM), qui recense plus de 30.000 biens.

Une actualisation de cet Inventaire initial est mise sur pied en 1998, publiée de 2004 à 2011 dans la collection “Inventaire du patrimoine architectural et territoires de Wallonie” (dit aussi “Inventaire du Patrimoine Architectural” – IPA). En actualisation permanente, l’Inventaire est désormais uniquement publié via le web, sur ce site Internet. Celui-ci constitue le principal support de recherches pour les acteurs de l’urbanisme (à l’échelle communale et régionale), les architectes et les particuliers.

L’Inventaire du patrimoine immobilier culturel (IPIC) constitue l’une des branches de l’Inventaire régional, tel que définit par l’art. 11 du Code du Patrimoine (CoPat).

L’Inventaire du patrimoine immobilier culturel assimile les anciens inventaires du patrimoine : l’inventaire du patrimoine monumental (1973 à 1997) et l’inventaire du patrimoine architectural et territoires de Wallonie (1998 à 2011).

L’Inventaire du patrimoine immobilier culturel a pour objectifs la connaissance, la protection et la gestion des biens inscrits, ainsi que la sensibilisation du public.

L’inscription d’un bien à l’Inventaire du patrimoine immobilier culturel lui reconnaît, lors de cette inscription, une qualité patrimoniale. L’attribution d’une pastille (•) à un bien inscrit lui reconnaît, lors de cette attribution, une qualité patrimoniale dont la pérennisation est souhaitée.